Sites à visiter- Kabylie

Sites à visiter- circuit Kabylie

Sites à visiter Kabylie

Infos Bejaia: sites à visiter

Présent et passé se rencontrent, s'entremêlent dans Bejaia, lourde d'une histoire qu'on ne se lasse pas de revisiter. La ville des Hammadides vous délivre toute son histoire riche en rebondissement.

La Casbah : vestige de la période Almohade : Au milieu du Xll siècle, vers 1154 les Almohades édifièrent la Casbah, sorte de citadelle gouvernementale accolée à la ville. Protégée par des murs épais et très élevés percée de deux portes, dont la principale est un volume à deux niveaux, et la secondaire est creusée dans l’imposante muraille.

Elle avait sa propre mosquée où le gouverneur venait assister à la prière du vendredi. C’est dans cette mosquée que l’illustre Ibn Khaldoun donna des cours de jurisprudence religieuse aux tolbas.

En 1510, les Espagnoles, s’occupant avant tout de la défense de leur conquête, y édifièrent des fortifications et y construisirent le grand château.

Les Français ont procédé à beaucoup de transformations architecturales visibles encore de nos jours.

Aujourd’hui, la casbah est un monument historique classé.

Bab El Bahr (porte de la mer) : Construite sous le règne Hammadite, par le Sultan En-Nacer vers 1070 appelées porte Sarrasine par les Français qui donnaient aux habitants de Bougie le nom de sarrasins. En septembre 1833, elle connût le débarquement des troupes françaises commandées par le général M. Trézel. Située au milieu du front de mer, c’est une construction faite de briques pleines et de pierres, dominée par une voûte en forme d’ogive relativement intacte. Le palais ayant complètement disparu.

Bab El – Bounoud  (porte des étendards) : Communément appelée porte Fouka. Construite en l’an 1070 par le Sultan Hammadite en même temps que les cinq autres portes qui perçaient le mur de l’enceinte Hammadite. Flanquée de deux tourelles, elle était la principale porte de la cité. Elle etait surmontée d’un prétoire royal où le Sultan Hammadite s’asseyait sur son trône faisant face à ceux qui entraient dans la ville.

Epargnée par le temps, aujourd’hui il ne reste plus qu’une muraille construite en pierres de grosse taille avec deux portes dont celle de gauche est la plus ancienne. La construction  est un monument historique classé.

Fort Moussa : Dit fort Barral, Fort Espagnol construit a la première moitie du  XVIème siècle par Pedro de Navarro sur les ruines du palais Hammadite, occupé par les Turcs à partir de 1555. 1833 à 1962, le fort est transformé en caserne militaire française sous le nom de Fort Barral.

Dés l’indépendance, l’armée de libération l’à occupée pendant deux années, il fût complètement abandonné ensuite jusqu’à 1987 dates des travaux de restauration et de son aménagement en musée.

Le bois sacré : Situé à l’emplacement d’un ancien cimetière Hammadite, où, même du temps de l’occupation française, les musulmans de toute la région venaient en foule le  27éme jour du mois de ramadhan pour accomplir la prière.

Nombreux vestiges islamiques à visiter également, La Kalla des Béni-Hammad à  proximité, ses palais de l’étoile et de la perle, le marabout de Sidi Touati, le marabout de Sidi Aissa, le musée de la ville...

Parc National de Gouraya : Le parc National de Gouraya est une aire protégée. Situé entièrement dans la commune de Bejaia. Il est composé de trois écosystèmes (marin d’une superficie de 11.5 km, lacustre de ha et forestier de 2080 ha avec une faune de plus de 500 espèces et une flore de plus de 258 espèces végétales. En 2004, le parc à été classé réserve de biosphère par l’UNESCO. Il présente des richesses archéologiques et esthétiques exceptionnelles, notamment en sites naturels qui sont partie intégrante :

Le fort Gouraya : Situé au sommet du mont Gouraya à 672 m d’altitude. Le fort est le symbole de toute l’histoire de la région de Bejaia. Le site constitua à travers les âges un point de vigie par excellence, et cela depuis l’antiquité. Chaque année des milliers de visiteurs s’y rendent pour se recueillir sur la tombe de yema Gouraya et profiter de ses merveilleux paysages qui dominent la ville de Bejaia .

Lorsqu’on escalade les pentes de Gouraya et qu’on aboutit au mausolée, on jouit d’un panorama incomparable. Au bas, la ville de Bejaia apparaît comme un petit village de lilliputiens. Vers le Sud-ouest, sur le flanc de cette montagne, apparaît Toudja noyée dans la verdure où coulent intarissables des sources arborant au milieu d’orangeraies séculaires, et, en face les massifs imposants des Babor et des Bibans jonchés dune multitude de villages.

Le pic des singes : Situé à 430 m d’altitude du côté est du mont Gouraya, le pic des singes constitue la plus grande pointe des sept montagnes (sebâa djebilate). On y accède par un sentier pédestre à partir du plateau des ruines ou bien encore, pour les amateurs des randonnées  pédestres, à partir du sentier du plateau du chardonneret (cap carbon).

La corniche du grand phare : Sans aucun doute l’un des plus beaux sites naturels de la région. Une balade pédestre à travers le sentier vers la plage des Aiguades, et même jusqu’à la limite du port pétrolier situé du côté est du cap Bouak, est l’une des plus impressionnantes, du fait de la position de la corniche qui permet de dominer le phare naturel (l’un des plus grands au monde), s’enfonçant dans la grande bleue, celle-ci nous paraît s’étendre à l’infini.

Le bastion du cap Bouak : Construit en 1875 par les Français, le bastion surplombe toute la zone intégrale et une partie des falaises du Cap carbon.

L’anse de Tamelaht (les salines) : Qui se creuse à l’Ouest du cap carbon, et où se trouve la belle arche marine au bas des falaises.

D’après la légende, échappant aux musulmans de Bejaia qui avaient tenté de le lapider, Raymond Lulle y avait vécut.

La baie des Aiguades : Théâtre de déférents évènements  historiques vécus par la région de Bejaia, la baie des Aiguades fût le lieu de débarquement des Espagnols au 16éme siècle. La plage rocheuse, mise à part sa beauté sauvage, offre des conditions telles que le visiteur ne se laisse jamais d’y retourner. En effet, celle-ci possède une source permanente qui permet aux visiteurs de se désaltérer à longueur d’année, et profiter de l’ombre de beaux arbres centenaires surplombant la plage.

L’anse des Aiguades : Théâtre d’une grande affluence des civilisations depuis l’antiquité, de par son accessibilité vers la ville, et sa richesse en sources naturelles, la baie des Aiguades fût le lieu où les navires se ravitaillèrent en eau douce. Les Phéniciens y construirent des comptoirs commerciaux et des tombeaux creusés dans d’énormes roches y sont toujours visibles.

Côte Ouest

L’Ile des Pisans : Situé sur la côte Ouest, cet îlot où la légende veut que mourût En Nacer (El Hammadi), fût un lieu de rencontre des marchands venus d’Europe, notamment des Pise, avec ceux de l’ancienne tribu des Mezaia et où s’effectuaient des échanges de marchandises.

Plage de Boulimat : Alternance des forêts, presque sauvages, avec la mer et la montagne, l’apparence générale de la station balnéaire de Boulimat y gagne.

Côte Est (côte de Saphyr) : Lorsqu’on s’éloigne de la ville pour se diriger vers la côte Est, sur un parcours de plus de quarante kilomètres,  on traverse les gorges de la côte de Saphyr grandiose est le spectacle de l'alternance des forêts -presque sauvages, avec la sévérité des montagnes s’élevant à pic sur les deux rives du canon qui murmure au fond de l’abîme, la route constamment suspendue sur l’abîme, tantôt creusée dans le flanc de la montagne, tantôt établie sur des arches de maçonnerie aux endroits durs de la paroi et des falaises. Ce spectacle fait ressentir au milieu de ce paysage, la fragilité de l’homme devant la nature.

Plage de Tichy : Grandes étendues au sable fin, à 17 km de Bejaia, la plage de Tichy est la plus proche de la ville. Elle abrite les plus grands complexe touristiques de la région.  Au-delà, la côte redevient escarpée. La Côte de Saphir apparaît entouré des chaînes des Babors dont les pics culminent à 2004 m

Plage Aokas : Poursuivant la route en corniche, le site balnéaire d’Aokas  apparaît entouré des chaînes des Babors.

Plage de Melbou : . Entre la montagne et la mer dans cette nature encore vierge qui se forge seule, libre encore de toute intervention humaine, on ne peut que se sentir tout petit. Nous sommes à Melbou.

Les monts des Bibans  et des Babors ( Beni Yala) : Une visite s’impose dans cette région. Limitée par les chaînes de montagnes des Bibans et des Babors d’est en ouest. L’altitude varie entre 750 et 1525 m sur une distance de 20 km  d’Oued Essebt, Imesbahen à Djamaâ Belout qui accuse les 1525 m.

Ses montagnes à perte de vue, les sahels schisteux protègent plusieurs villages implantés au bas de ses flans tels que Chréa, Foumlal, Ighoudhan, Aourir et autres. Cette région est très riche en eaux de source. Ce précieux liquide très connu pour ses vertus. Une particularité dans cette région de Beni Yala, ses jardins verts où on trouve toutes sortes d’arbres fruitiers. La beauté de la nature de ces lieux féeriques est devenue le lieu de pèlerinage dans cette région.

Infos Tizi-Ouzou : sites à visiter:

Azzefoun : Dans l’antiquité, Azeffoun était un comptoir où se sont succédé différentes civilisations notamment les phéniciens et les romains. Dénommée RUZAZUS a l’époque romaine, l’actuelle ville d’Azeffoun a été édifiée par les Français aux environ de 1870 sous le nom de  Port Gueydon, depuis il n’a cessé de prendre de l’ampleur. Des ruines romaines, bien sauvegardées, peuvent être visitées sur le site de l’actuel Tadarth Ouzeffoun, village situé sur un plateau surplombant la mer (altitude 500m) à 7 km de la ville, d’Azeffoun.

Plage de Tamda Ouguemoun : La plage de Tamda Ouguemoun est un site touristique non officiel qui se situe à mi-chemin entre Azffoun et Tigzirt. La plage est formée de galette. Elle est traversée au milieu par l’oued Zegzou. En plus des galets, le site nous attire par ses formidables rochers.

Tigzirt sur mer, charmante station balnéaire :

Taqsebt: dont le nom antique est Rusupisir est un village Kabyle, situé à 5 km à l’Est de Tigzirt. Il est établi sur l’emplacement d’une cité Romaine. Parmi les vestiges restants, on peut visiter le Mausolée (Somâa) destiné à abriter la tombe d’un chef local, des vestiges d’une basilique Chrétienne. 

L’îlot (Tigzirt n’dakhel) : se trouve au large face au port, verdoyant de cactus, d’oliviers sauvages et de figuiers de barbarie. Sur l’îlot et tout au tour vit une faune divers (goélands et autres animaux marins...). On peut le regagner à la nage (250 m de nage) ou en barque. De là, on a une vue générale  de la ville de TIGZIRT. 

Port et presqu’île : Le port de Tigzirt a été édifié en 1900 avec une modeste rallonge au cours des années 1950. Il permet aux amateurs de pêche d’abriter leurs matériels. La presqu’île régule le vent de sorte à ce que l’une des plages (d’Est ou d’Ouest) soit toujours protégée des vagues.
Tizi Ouzou : Chef lieu de Wilaya la ville de Tizi ouzou est construite sur un col (Col = Tizi) d’une altitude de 270 m . Située à 100 km à l’est d’Alger elle est enserrée par le massif du Bélloua de 650 m d’altitude et le massif de Hasnaoua de plus de 600 m d’altitude.

Infos Djurdjura : sites à visiter

Azazga : La ville d’Azazga se trouve à 50 km à l’est Tizi ouzou par la route nationale 12, qui relie Tizi-Ouzou et Bejaia via Yakouren, Adekar et Michelet etc... Elle est située en amont d’Acif Sebaou (le Fleuve Sébaou), entre Tizi Ouzou et Ifigha. De par sa position centrale est devenu au fil des années un axe de transit très important et très fréquenté par les usagers et routiers  souhaitant aller vers Bejaïa, Michelet et les hauteurs du Djurjura (2300 m). Azazga est située à 40 minutes de la mer qui est au nord ; à 5 minutes de la très grande et très belle forêt de Yakouren qui est un lieu de détente et de repos pour des centaines de familles et un refuge pour une faune très diversifiée ; les montagnes de Djurdjura ne sont quant à elles qu’à une heure de trajet.

Yakouren : Un très beau massif forestier à 11km d’Azazga, un centre de randonnée. La montagne de Tizi Oufella est splendide avec ses végétations : chêne zen et chêne liege. La forêt de Beni Ghobri, parsemée de vestiges antiques (stèles libyques) et la montée du Djebel Tamgout à 1278 m d’altitude est la plus visitée par les promeneurs. Elle s’étend sur 13000 ha . On y trouve des sources thermales : Kiria, juste à 20 km à l’est de Yakouren, après le col de Tagma. Le singe Magot y est présent, et également le chacal, le porc-épic et Le Lièvre.

Ath Yenni : Ville pittoresque perché au sommet d’une montagne à 45 km de Tizi-ouzou. Ait Yenni englobe Taourirt Mimoun, Taourirt El Hadjadj, Aït Larba, Aït Lahcène et Agouni Ahmed. Tous ces villages  sont localisés au sommet des crêtes dont la plupart longent la voie centrale de la commune, constituant une urbanisation entrecoupée par la contrainte du relief. De cette commune, il est possible de balayer du regard une large proportion de la Kabylie. Une liberté du champ de vision dans ses points cardinaux autorise cette domination, à l’exception de la partie sud dont la vision est limitée par le Djurdjura mais rend infinie l’exaltation et la délectation. Ait Yenni est  connue comme pôle touristique grâce à la bijouterie, qui fait sa réputation. Le bijou de Aït Yenni, toujours imité mais jamais égalé, fait partie non seulement du patrimoine kabyle et algérien mais mériterait une promotion

Ain El Hammam (ex Michelet) : Crée par les Français en 1881. Elle fut baptisée Michelet en hommage à l'historien français Jules Michelet (Paris1798 – Hyères 1874) qui fit partie du Panthéon de la troisième République française. La ville de Ain El Hammam est située dans un paradis écologique  à 50 km au Sud-est de Tizi Ouzou sur le versant nord du Djurdjura, à 1250 mètres d'altitude. Elle est l'une des principales villes de Kabylie est connue pour sa fameuse fête de la cerise qui réunit chaque année, des milliers de Kabyles de toute la région. Elle offre à ses visiteurs de magnifiques panoramas sur les sommets de Lalla Khedidja

Pic d’Azru N’thour : Comparé par un rédacteur d’un guide touristique de l’époque coloniale au fameux pic du Midi de la France , Azru- N’Thur est un pic montagneux situé dans la commune d’Illilten à mi-chemin des cols de Tirourda et de Chellata, dans le Parc National du Djurdjura. Ce site féerique culmine à 1884 m d’altitude et offre une vue dominante, surplombant une grande partie de la Kabylie. Chaque année durant les trois premiers week-ends du mois d’août  des villageois d’Ait Adella, Zoubga et Ait Atsou organisent à tours de rôle un pèlerinage (asensi) sur ce lieu sacré.Ce rendez- vous pour lequel se mobilise toute la communauté villageoise est précédé par d’intenses préparatifs qui se poursuivent sur le site même de la fête faisant de cet évènement une manifestation majeure de la vie sociale en Kabylie.

Assoual : Les spéléologues nationaux  et étrangers, entre autres  Français, Belges et Espagnols doivent avoir une connaissance profonde de ce terrain gazonné où ils venaient chaque année y jeter leurs cordes dans les grottes de Djurdjura pour explorer les mondes souterrains. C’est le cas ici du gouffre Boussoual qui s’enfonce à plus de 800 mètres de profondeur et le gouffre le plus profond d’Afrique, la Grotte du Léopard, dérivant à plus de 1000 mètres de profondeur, et que ces spéléologues ont vaillamment explorée

Infos Bouira : Site à visiter 

Parc national de Djurdjura : Ensemble montagneux le plus imposant du nord de l’Algérie avec sa beauté naturelle a une portée touristique incomparable. Il s’étend sur la bordure méditerranéenne de la grande Kabylie allant des environs d’Adekar (Bejaia) a l′est jusqu’à Draa l’mizan (Tizi-Ouzou) a l’ouest sur une longueur de près de 90 km et a 50 km parallèlement a la mer méditerranéenne .Appelé  aussi Adrar n Jarajar en langue Kabyle. Il appartient à la chaîne de l’Atlas.

Son point culminant est Lalla Khadidja (Tamgut n lalla khedidja), 2308 mètres d’altitude.

Le parc National de Djurdjura est crée officiellement par le décret 83-460 du 26 juillet 1983 et sa superficie   fixée a 18550 ha.

. Il s’étend de Bouira à Tizi Ouzou (environ 50 km à vol d’oiseau), parallèlement à la mer sur une largeur de 03 à 09 km compris entre 600 et 2308 d’altitude.

Représenté par un ensemble de sites naturels d’un grand intérêt par la richesse de sa flore, sa faune, monuments naturels et les particularités de sa géologie, sa géomorphologie et son réseau hydrographique, le parc a intégré le réseau mondial des réserves de biosphère en 1997.

Allongé selon une Direction Est Ouest, le Djurdjura est subdivisé en trois grands massifs :

Le massif oriental de Lalla Khadîdja 2308 m

Le massif central de l’Akouker (Timedouine 2305 m.

Le massif occidental de Haizer (Taourirt Oufella 2198 m  

Le parc englobe les deux sites touristiques les plus importants de la région. : TIKJDA & TALLA-GUILEF

Une beauté naturelle se dégage de ce terroir paradisiaque… Le Djurdjura vous réserve des sensations spectaculaires

Site climatique de Tikjda : Connus comme sites touristiques d’intérêt National pour le Ski, la randonnée, la spéléologie, la découverte.

Le Tikjda offre de magnifiques panoramas : forêt denses, petites montagnes pour promenades en plein air.

Situé au cœur de majestueuses forêts de cèdre sur le versant sud de Djurdjura à 34 km au nord-est  de Bouira. D’une altitude de 1600 mètres.

. Le site   de TIKJDA s'étire au cœur d'une région édifiante de beauté. Durant votre périple dans ce paradis verdoyant du Djurdjura vous ressentez vite l’essentiel…. Cette région est aussi un jardin d’éden pour les amoureux de la nature (infos sur le parc national de Djurdjura ci-dessous).

BOUIRA est élevée au rang de chef-lieu de WILAYA après de découpage administratif de 1974, la ville de Bouira fût érigée en bourgade en 1872 (arrêté de création de 7 juin 1872) par le gouverneur Amiral de Guydon. Selon certaines versions, le nom donné au bourg de Bouira est lié à l’existence d’un puits utilisé lors de la halte des caravaniers.

Bouira est aussi le prolongement des majestueuses montagnes du Djurdjura et d’Auzia la romaine avec ses sites archéologiques de valeur, sa cité antique, ses forts de garnison et ses veilles portes ouvertes sur Alger, El Hodna (Boussaâda) et Sétif. Elle est surtout, un lieu de rencontre des cultures et des civilisations habité par deux sortes de populations qui ont appris à vivre ensemble en paix : les berbères de la Kabylie et les Hamza (Hamza ibn Hacène El-Alaoui) de Sour El –Ghozlane et de Ain Bessem

SOUR EL GHOZLANE Dénommée anciennement AUZIA et occupant une position stratégique durant la colonisation romaine et depuis les romains, elle a conservé son aspect militaire place militaire, fort Turc important et poste militaire français (Aumale) Et c’est près de ce lieu que le chef berbère Takfarinas a été abattu après des années de lutte contre le pouvoir romain.

La ville doit sa dénomination à la réalisation d’un mur de protection traversant la ville anciennement  baptisée AUMALE (du nom d’Aumale, fils du roi de France LOUIS PHILIPPE).

Elle fût occupée en 1842 par les Français sous la conduite de général BUGEAUD qui implanta un centre militaire pour propager le colonialisme français. Celui-ci s’est heurté à une opposition farouche de la par des tribus, soumises depuis à de fortes répressions.

LAKHDARIA Anciennement PALESTRO, ce centre de vie a vu le jour vers les années 1860 suite à l’implantation des ouvriers ayant pris part à la réalisation de l’axe routier Alger Constantine (actuellement RN 5). Après l’indépendance, la ville a pris l’appellation de LAKHDARIA en hommage à un glorieux martyr de la guère de la libération nationale du nom de si LAKHDAR originaire de GUERGOUR

M’CHEDALLAH Anciennement MAYO, village colonial crée en 1882, bâti au droit du sommet de Lalla Khadîdja célèbre par ses villages typiques qui conservent toutes les caractéristiques du village kabyle et ses oliveraies les plus importantes de la région.

ARTISANAT

Durant le parcours, c’est un privilège de se procurer les produits artisanaux originaires de la région :

Que ce soit à Bouira, à Tizi – Ouzou où encore à Béjaia, la production artisanale Kabyle est riche de par sa diversité, son originalité et sa qualité. Les étapes de fabrication restent semblables d’une région à une autre, elles présentent toutefois des  différences qui donnent à cet art mille et un visages.

Poterie : La poterie s’exerce dans plusieurs régions de Kabylie mais surtout le plus souvent dans des régions montagneuses. Les motifs décoratifs sont puisés dans la symbolique berbère. La pratique de la poterie est d’essence économique pour les femmes kabyles, elle reste aussi un excellent vecteur de développement touristique

Une fête se déroule chaque année, au mois de juin dans la région de Mâatkas, près de Boghni au sud de Tizi Ouzou.   ( Ath Khelil, Ath Kheir et Ath Smail)

Bijouterie : Le bijou est serti d’argent et de corail agrémenté d’émail dans les couleurs d’usage : jaune pour le soleil,  vert pour la nature et le bleu pour le ciel. Des coloris inspirés de la nature dans laquelle sont lovée les Kabyles.

Broche (Tavrucht), fibule (tavzimt), ceinture (tahzamt), collier (azrar), bracelet (akhelkhal), bagues (ikhutham), boucles d’oreilles (talukin où thiâalakin ....

Les Ath Yenni fêtent chaque année du 27 juillet au 04 août le bijou en argent. Le bijou de la région est réputé pour la finesse de l’ouvrage, traditionnellement accompli par les hommes et les femmes

Tapisserie : Réalisés dans la tradition typiquement berbère, les tapis de Kabylie sont réputés pour la richesse des      signes qui les composent, reflets d’une symbolique riche et dont l’histoire retrace le vécu des tisseuses. Chaque motif a sa cohérence et ses règles géométrique, confectionné à la main avec colorés, sur fond indigo, rouge, vert olive, bleu ou encore sombre.

Les différentes étapes de fabrication du tapis sont : Tondage (Tulsa), le lavage (tharda), le séchage (thakawt), le battage (azway), la mise en écheveau (asserag), l’ourdissage (azizel « qui consiste en une fixation et en un assouplissement »), le montage du métier (assebded uzetta), le placement des chaînes (asseredj n tuzzal) et enfin le tissage (azetta)

Les plus beaux demeurent incontestablement les tapis de Ath Hichem près de Boghni Tizi Ouzou.

Culture culinaire

Dans la culture culinaire kabyle, l’huile d’olive adopte une place importante. Les kabyles utilisent une huile naturelle et extra vierge. C’est peut être le secret de leur bonne santé et la prolifération des centenaires

Dans nombres de villages et petites villes, la tradition du marché local, sur la place centrale ou dans les ruelles, est bien vivante. Il y règne toujours une atmosphère conviviale; dans les senteurs et les fumées, vous pourrez vous approvisionner en produits frais et spécialités de la région...

Du petit restaurant rustique proposant un économique plat du jour, au restaurant gastronomique où vous retrouvez votre instinct de gourmet, laissez vous aller à la volupté de déguster les saveurs originales de la cuisine locale.

Contact avec les villageois(e)s

L’hospitalité et la générosité kabyles sont proverbiales

Les contacts sont souvent faciles entre femmes européennes et berbères, gestes et sourires remplaçant le manque de langue commune. On y verra les femmes faire la galette ou rouler le couscous, certaines vous montreront leurs bijoux traditionnels dont elles sont très fières. On pourra surtout admirer la simplicité  et la sobriété des intérieurs et parfois même apercevoir quelques murs aux peintures traditionnelles ou quelques ustensiles anciens qu'on pouvait croire aujourd'hui disparus.

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