Conseils_voyage_ Sud

REGLEMENTATION DE LA CIRCULATION DES VEHICULES AUTOMOBILES DE TOURISME DANS LES WILAYAS DU SUD ET DU GRAND SUD DE L’ALGERIE

Les itinéraires sont classés en trois catégories A.B.C

Itinéraires « A » : Ne comportant aucun risque spécial, peuvent être empruntés sans autorisation de voyage.

Itinéraires « B » : nécessitent une autorisation de voyage obtenue auprès du siège de la commune ou sous-préfecture du point de départ :

B1 : Pistes assez fréquentées et régulièrement entretenues où les véhicules peuvent circuler isolément.

B2 : Pistes peu fréquentées, peu ou pas entretenues où les véhicules doivent être groupés en convois d’un minimum de deux véhicules et sur lesquelles la circulation de nuit est interdite.

Itinéraires « C » : Circulation formellement interdite en raison des dangers existants.

CONSEILS POUR L’ACCES DU GRAND SUD ALGERIEN

Au-delà de certaines oasis renommées dont l’accès est facilité par l’aménagement de nouvelles routes, s’étend le grand Sud qui s’enfonce vers le Hoggar, le Tassili,…

Il est conseillé, en raison du mauvais état des pistes que l’on doit emprunter pour l’accès au grand Sud, d’user d’un minimum de précautions.

La traversée des pistes du grand Sud exige des véhicules robustes, en parfait état de marche et possédant des pneus spéciaux pour pistes, dits «spécial Sahara » et un filtre à bain d’huile contre le sable qui pourrait détériorer le moteur. Les ressorts doivent, en principe, être renforcés.

Pour limiter les risques de crevaisons, d’enlisement et de bris de lames de ressort, le nombre de personnes conseillé pour l’emprunt des voies sahariennes, doit être de 4 au maximum pour les véhicules de tourisme et pour les véhicules tous terrains spécialement équipés de 4 à 5 personnes, selon le type du véhicule considéré.

Les personnes effectuant une traversée doivent se munir :

- d’une réserve de vivres pour 2 jours, en plus de celles prévues pour le voyage.

- d’une réserve de carburant et de lubrifiant ;

- d’une trousse médicale de première urgence comprenant au minimum : garrot, bistouri, paire de ciseaux, ruban adhésif stérile, mercurochrome, eau oxygénée, pommade triantibiotique, vaccin antitétanique, antiscorpionique, antivipérin, un produit analgésique, 3 pansements compressifs, 2 bandes velpo, 4 bandes ordinaires, 1 boîte cachets d’aspirine, des ampoules de produits hémostatiques et antibiotiques, une seringue de 5 cc.

Prévoir également une glace ou un drap blanc pour la signalisation aérienne, 2 bombes fumigènes (1 noir et 1 rouge) une boussole ainsi qu’une réserve d’eau potable de 10 litres par personne.

En cas de panne ou d’égarement, les voyageurs ne doivent en aucun cas s’éloigner de leur véhicule.

Si une violente tempête de sable venait à se produire, il faudrait arrêter le véhicule en présentant l’arrière à la direction du vent, de façon à ce que le moteur soit préservé de l’ensablement.

Il faut manœuvrer avec prudence dans les passages difficiles à franchir pour éviter l’enlisement dans les sables.

En plus d’un matériel de désensablement (plaques perforées, pelles à manche court, crics puissant), les voyageurs doivent disposer d’un équipement en pièces détachées.

Pièces de rechange, bobines à bain d’huile, courroies, bougies, lames de ressort, roues de secours et un outillage complet de réparations mécaniques.

Il est à signaler que sur la piste s’étendant de Reggane à Tessalit ( axe occidental), il existe trois passages extrêmement délicats ( risque d’ensablement aux PK 140, PK 350 et PK 600).

La piste RN1 ( axe central) comporte de nombreux endroits ensablés. Aussi, pour éviter tout risque d’ensablement, il est conseillé de rouler avec les pneus dégonflés.

Dans un souci de sécurité des voyageurs, toute traversée du grand Sud est déconseillée du 1er juin au 1er septembre, en raison des fortes chaleurs et des vents de sable fréquents.

Emplacement des points d’eau

Dans le grand Sud, les points d’eau sont très espacés.

A noter que sur la piste Adrar-Bordj Badji –Mokhtar ( ex-Le- Prieur ), vers Gao (798 km), il n’est possible de trouver de l’eau potable qu’à Reggane, Bidon V et Bordj Badji Mokhtar ( ex-Le-Prieur), poste frontière Algérien.

Les premiers points d’eau dans le Mali, sont Tin Essekine et Tessalit.

Sur la piste Tamanrasset – In Guezzam (420 km) vers Agades, il n’y a pas d’eau jusqu’à In Guezzam, poste frontière à 15 km de la rébublique du Niger.

En raison de l’évolution du réseau SONATRACH, il est recommandé, en préalable à toute excursion dans le grand Sud, de s’informer auprès de SONTRACH-Division Commerciale 46, Boulevard Mohamed V, Alger.

LES RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

Le déroulement d’un bivouac : à votre arrivée sur le lieu de bivouac et pendant que l’équipe décharge les dromadaires, chacun cherche son emplacement, soit pour planter la tente pour ceux qui le souhaitent soit pour dormir à la belle étoile (nous vous y encourageons vivement). Nous vous fournissons des matelas mousse.

Quelques recommandations préalables : Ne vous éloignez pas trop du camp pour choisir votre endroit, la nuit les repères disparaissent et retrouver son  lit  pourrait relever de l’exploit….

Ne déroulez votre sac de couchage qu’au moment du coucher.

L'eau : il convient de l’économiser par sagesse et responsabilité ; les touaregs la puisent à des points d’eau (gueltas) de notre itinéraire. Elle peut aussi avoir le goût de la guerba (outre en peau) qui la transporte mais cela ne l’empêche pas d’être potable. Dans tous les cas nous vous demandons de la traiter (à l’hydroclonazone ou micropur) afin d’éviter à vos estomacs quelques désagréments.

La nourriture : le Sud n’est en aucune façon un haut lieu gastronomique, de plus compte tenu de l’itinéraire, il est rarement possible de transporter des légumes et des fruits en quantité suffisante pour le groupe sur toute la duré du trek. Il faudra se plier aux règles de simplicité et de sobriété en usage au Sahara. Les menus seront simples, préparés par notre cuisinier ; à midi : salades composées, le soir : repas chauds à base de féculents, riz, pâtes, semoule, Taghella et bien sûr les 3 thés …

Les vaccinations : pas de vaccinations obligatoires, toutefois nous vous conseillons de vérifier que vous êtes toujours couverts par vos précédentes vaccinations (DTP).

Le change : l’unité monétaire est le dinar algérien. Il vous sera remis lors de l’entrée dans le pays un imprimé de déclaration de devise. Il devra être conservé pour toutes opérations de change et être obligatoirement remis à la douane à la sortie du pays. Les opérations de change sont faites dans les banques, les aéroports et certains hôtels. 1 € = 100 Dinars (DZD)

Budget pour vos dépenses personnelles :

Pendant le circuit, vous ne pourrez rien acheter, les seules dépenses possibles ne pourront se faire qu'à Djanet. Vous trouverez au centre ville quelques magasins d'artisanats Touaregs.

Les pourboires :

C'est le geste qui compte plus que le montant. Voici cependant les montants indicatifs que vous pourrez remettre au nom du groupe à l'équipe locale. Nous vous conseillons un budget minimum de 25 Euros par personne, que vous partagerez et distribuerez sous enveloppe à chacun des intervenants de votre séjour : accompagnateur, cuisinier, âniers, chauffeurs.

L’ÉQUIPEMENT À EMPORTER

Une fois habillé pour le voyage, votre bagage ne devra pas dépasser 15 kg. Même s’il y a des dromadaires pour le port des bagages, nous vous demandons d’emporter le nécessaire dans un seul contenant.

- Un sac de voyage ou un grand sac à dos pour vos bagages (pas de valise)

- Un sac à dos pour la journée (20 à 30 l)

- Un duvet très chaud confort - 5°/ - 10° (surtout en décembre - janvier – début février).

- Une paire de chaussures de marche légères, ayant une bonne tenue de la cheville

- Une paire de tennis pour le voyage et le confort à l'étape et/ou des nus pieds de marche.

- Un pull ou une fourrure polaire

- Une veste coupe vent : type anorak ou gore tex

- Un pantalon ample pour la marche (les shorts sont à éviter)

- Un jogging (pouvant servir de vêtement de nuit)

- Serviette de toilette

- Linge de rechange

- Lunettes de soleil, protection solaire, bonnet et gants (décembre/janvier)

- Gourde d'au moins un litre en alu

- Couteau de poche + un récipient plastique type Tuppeware (pour la toilette)

- Lampe de poche ou frontale + pile et ampoule de rechange

- Papier toilette et un briquet pour sa destruction

- Pharmacie personnelle : vos médicaments habituels + désinfectant; élastoplast,double peau pour les ampoules, pansement, aspirine, antiseptique intestinal, gélules de levure de bière (à prendre en prévention pendant la durée du séjour),collyre, pince à épiler, ciseaux, pastilles d’hydroclorazone ou micropur pour l’eau, crème solaire et protection solaire labiale haute protection…

- Barres céréales pour les petites faims.

- En option, selon vos habitudes : appareil photo, matelas auto gonglant (car les matelas mousse fournis peuvent être trop fins pour certaines personnes).

Nous vous déconseillons fortement d’emporter vos jumelles et GPS ; ils sont automatiquement confisqués par les douanes à l’arrivée.

Remarques

- Cigarettes, piles sont introuvables pendant la randonnée.

L’Assurance

Conformément à la réglementation de notre profession, ASSAMAR TOURS  est assurée en Responsabilité Civile Professionnelle.

Cependant, chaque participant doit être titulaire d'une responsabilité civile individuelle ainsi que d'une garantie individuelle multirisque dans le but de se protéger des incidents ou accidents pouvant survenir avant ou pendant la randonnée ou le voyage.

Savoir-vivre dans les campements :

Le respect des traditions et des coutumes constitue le code de courtoisie du touriste.

La première épreuve à laquelle tout visiteur est soumis, c’est le cérémonial du thé.

L’usage généralisé du thé (atei en tamahacq ou chaî en arabe, vers 1925) a modifié profondément le milieu saharien. Comme l’alcool en Europe, c’est le symbole des relations sociales.

L’usage du thé rompt la monotonie des jours, c’est devenu un besoin, une véritable addiction. Concentré et très sucré, c’est aussi la boisson tonique et remontante.

La préparation en est minutieuse, les ustensiles immuables : une bouilloire, deux théières et de petits verres. Le thé a ses rites, les ignorer, c’est risquer de froisser son hôte.

Les invités se voient proposer trois verres.

Une règle cependant : si vous accepter le premier thé (le plus fort), vous ne pouvez pas refuser les deux autres. Vous pouvez refuser le premier thé et accepter le second (moins fort) alors vous ne pouvez pas refuser le troisième. Vous pouvez n’accepter que le troisième (le plus léger) pour raison de santé par exemple.

Se vêtir :

Il est de bon goût d’adopter des vêtements plus conformes aux habitudes du pays. Il est inconvenant pour les femmes de trop dévoiler leurs jambes et leurs épaules. Pour les hommes comme pour les femmes, évitez les vêtements “ révélateurs ” et collants bien trop fréquents chez les européens en visite chez ces peuples accueillants et aimables et qu’il convient de respecter.

L’alcool :

Il n’est pas strictement interdit en Algérie. Si vous apportez une bouteille pour célébrer un événement (fêtes de fin d’année…), nous vous demandons de respecter votre équipe locale, en n’utilisant aucun récipient de cuisine, autre que les verres utilisés chaque jour aux repas, pour mettre de l’alcool et de ne pas déboucher votre bouteille sous le nez des chameliers, guide ou cuisinier …

Les touaregs sont musulmans, ils tolèrent l’alcool dans les groupes mais pas les excès.

Environnement :

La flore : est souvent constituée d’espèces rares que l’on ne trouve que sur des territoires très limités ; leur survie est fragile.

Le piétinement intempestif provoque un ravinement important et une dégradation des sols. Lorsqu’un milieu est saccagé, il lui faut des dizaines d’années pour retrouver son aspect initial.

La faune : respectez la tranquillité des animaux sauvages, habitués au calme et à la sérénité. Sachez être discret. Le stress et les déplacements répétés induisent une dépense énergétique conséquente ; leur survie peut en être compromise.

Le saviez-vous ?

Les temps estimés pour la dégradation des déchets en conditions atmosphériques normales sont :

. 3 mois un mouchoir en papier

. 3 ans un mégot ou une peau d’orange

. 500 ans une bouteille plastique

Evitez les produits sur-emballés.

Ecartez-vous des sentiers pour vos besoins urgents et cachez, enterrez ou brulez (dans le désert uniquement) votre papier toilette.

Laissez la nature propre pour les autres et pour les générations futures !

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