Fête_Sbeiba_Djanet

Fête de la S'beiba - Djanet
La fête de la S’beiba, célébrée chaque Achoura par la population de Djanet (wilaya d’Illizi), est une fête traditionnelle puisant son origine dans l’histoire ancienne d’une guerre que se livraient les deux principales tribus touareg du Tassili n’Adjjers et le pacte de paix qu’elles signeront après des années d’affrontements.
Cette manifestation, riche en rythmes, en mouvements et en couleurs regroupe les deux ksours dominant la ville de Djanet. Elle est marquée par des joutes amicales entre leurs habitants et des danses sur les rythmes des tambourins.
Des guerriers en grand apparat reproduisent les guerres que se livraient, il y a des siècles de cela, les tribus de la région. La paix est instaurée après l’intervention des sages.

Le rituel de la S’beiba, une pratique ancestrale de la région de Djanet (Illizi), a été inscrit sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité. Cette reconnaissance a été votée lors de la 9ème session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco qui s’est tenue du 24 au 28 Novembre 2014 à Paris.

Qu’est ce que la S’BEIBA ?

La S’BEIBA est un rituel ancestral et une série de cérémonies pratiqués sur dix jours par les deux communautés vivant à Djanet au cours du premier mois du calendrier lunaire musulman ayant pour apothéose le 10ème jour de Moharrem, fête de l’Achoura. À partir du 1er jour de l’Hégire commencent les préparatifs appelés TIMOULAOUIN à la placette de KHEILA du KSAR d’AZZELOUAZ et à DEG AKHADADJI du KSAR d’EL-MIHAN pour annoncer l’évènement annuel célébrant le pacte de paix entre les deux tribus d’EL-MIHAN et d’AZZELOUAZ et le triomphe de Moise sur le pharaon égyptien.

Le jour de TILLINE, soit le 10ème jour de Moharrem, les participants se réunissent sur la fameuse plaine de TAGHAZIT à DOGHIA pour la cérémonie qui débute par TANFARS (les tours de départ), pour se terminer jusqu’au coucher du soleil par AGHALAY N’AOUATAY (la tour de l’année. Les danseurs d’EL-MIHAN pénètrent à DOGHIA, du sud vers le nord, alors que ceux d’AZZELOUAZ du nord vers le sud, sous le rythme de gangas et TISSIOUAYES "poèmes" chantés par les femmes dans des mises en scène précises. 

La célébration de la S’BEIBA se caractérise par des habits spécifiques. Les femmes portent des tenues d’apparat à double tunique dite TELECI TEN TOUNTAWIN. La première est appelée TAKAMIST (AKHBAY) WAN TARI qui est une tunique aux manches très larges confectionnée à partir d’un tissu de couleur bleu foncé. Le second est le TAKAMIST MAKHMOUDI, soit une tunique traditionnelle très large confectionnée à partir d’un tissu de couleur bleu foncé également, mais qui se porte à l’intérieur. Le TABARAKEMTE est l’autre accessoire vestimentaire, une sorte de pièce tissée rectangulaire de couleur violette et se connecte au niveau des épaules et enveloppe le corps sans couvrir la tête. L’ALESHOU est par contre une cotonnade brillante de couleur uniforme (bleu nuit) importé du Niger, les femmes mettent ALESHOU sur la tête. Les belles portent aussi de jolies sandales en cuir aux pieds, il s’agit des IGHATIMEN ou TEMBA. Après s’être habillées et maquillées, les femmes, munies de ganga (tambourin) chantent et jouent de cet instrument ancestral, elles sont d’ailleurs les seules à pouvoir en jouer durant la fête de la S’BEIBA, en utilisant TAGOURBIT.

 Les bijoux traditionnels de la femme targuie font partie de cet apparat de la S’BEIBA où 7 bijoux sont indispensables, à commencer par le BOUTIR, un bijou en argent de forme circulaire, placé sur les cheveux, le MJIDITIN en forme de disque placé sur la coiffure terminée, le TIJIBAWIN qui est une médaille d’argent sous forme d’un triangle contenant des chaînes, également placées sur la coiffure, le ICHAGHRIA qui est un collier en cuivre placé sur le cou et qui pend au bas-ventre, des TISSIGHINE ou bagues, TIZABATINE, soit des boucles d’oreilles, et enfin EZEBJAN qui est une parure de bracelets et collier. "Ornements d’une femme participant à la S’BEIBA de Djanet" 

Pour fêter la S’BEIBA, les hommes ont eux aussi leur tenue d’apparat spécifique appelée TELECI TEN MIDDEN. TAKOUMBOUT est donc un chapeau rouge avec un pompon appelé (IGADED) et une décoration triangulaire argent ou métal (TERA), TAKOUMBOUT est le symbole le plus important de S’BEIBA, il couvre la tête du danseur. De nouveau, un ALESHOU, sorte de chèche sur le visage, TIKEMCINE qui est le pluriel de TAKAMIST, puisque les hommes portent aussi deux tuniques (TARI et MAKHMOUDI) ; souvent on porte sous cette TAKAMIST une chemise à manches blanches. ACHEKRI AKERBAÏ est un pantalon fin, blanc ou noir, gaufré en bas et se connecte avec un fil en peau appelé T’MANALT. ALMAKHERMET est un foulard de différentes couleurs. Enfin, le TAKOBA épée, utilisé à cette occasion comme un symbole de force et de courage.

Source El Watan

A cette occasion ASSAMAR TOURISME ET VOYAGES  vous propose de participer à ce festival millénaire et célébré la SEBEIBA grâce à un séjour de rêve.
Au programme :
- Immersion total dans la culture touarègue
- Dépaysement complet assuré
 - Découverte à pied, en 4x4 ou à dos de dromadaire de la région du TASSILI
- Diversité des paysages de cette région : dunes, canyons, gueltes, oued...etc.
10 jours pour découvrir le Sud algérien et la région de Djanet dans un circuit en étoile pour rayonner dans toute cette région, entre le sable et la roche, les oasis et les oueds.
 
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